TeppazSLC

Chère Alice,
Comme tu l’as fait remarquer à ton papa, tu trouves ce site agréable à lire, sauf « Teppaz et SLC », car tu as un peu de mal, vu ton jeune âge (tu es née au début des années quatre-vingt), à voir ce que recouvrent ce nom et ces initiales.
Deux images et un son valant mieux qu’un long discours, je m’en tiendrai, pour l’heure, à l’essentiel. Le Teppaz est l’électrophone portable (une fois refermé, il avait l’apparence d’une élégante valisette) emblématique des années soixante. « Tourist », « Oscar », « Octave »… Qu’importait le modèle, pourvu qu’on ait le son si caractéristique qui sortait de son haut-parleur (si la variante stéréo existait bien, elle était rare, et personnellement je n’en ai jamais vu qu’en photos).
Quant à Salut les Copains (eh ! oui, SLC, c’est ça), ce fut, dès 1959, une émission de radio qui, vu son succès exponentiel auprès des adolescents qui l’écoutaient en même temps qu’ils dévoraient leur quatre-heures, donna naissance trois ans plus tard à un magazine mensuel consacré à la vie des idoles, mais pas seulement.
Voilà, Alice, j’espère avoir éclairé ta lanterne… (au fait, tu sais ce qu’est une lanterne ? Je te demande ça parce qu’on n’en voit plus guère). Quoi qu’il en soit, je te le dis tout net : je ne renoncerai pas à « Teppaz et SLC » pour « Mange-disques et OK Magazine ».

René Troin

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The Mar-Keys, Last Night (indicatif de l’émission Salut les copains,
sur Europe n° 1).

4 commentaires »

  1. Chris Land dit :

    Ma maman, amoureuse du Bel Canto, des grand airs d’opéra, écoutait sur un Teppaz (blanc) spécialement Mario Lanza dans La Traviata, ou Othello, La Tosca ou La Bohème, et aussi Callas…
    Pour Johnny, Elvis ou « les Chats sauvages » et « les Chaussettes noires » ça pouvait passer, mais j’atteste que la qualité d’écoute n’était quand-même pas celle des « baladeurs » d’aujourd’hui, même en .mp3 !
    Après, elle a opté pour le fameux tourne-disque de « La guilde »…

  2. Alice dit :

    Merci d’avoir éclairé ma lanterne ! Cette mallette est bien plus chic qu’un stupide lecteur MP3, mais où branchait-on le câble internet ?

    • delorme aussi dit :

      Le mien s’appelait Oscar. Il était recouvert de tissu écossais. Le 45 tours qui m’avait été offert en même temps était « Le p’tit clown de ton cœur » par Richard Anthony.
      Fin de la séquence nostalgie ! ( mais je n’ai toujours pas de MP3).

  3. JOLY Johnfrederic dit :

    Bravo ! J’ai retrouvé mes quinze ans…
    Salut les copains, émission mythique que j’ai bien connue avec cet indicatif musical à chaque émission que l’on attendait tous avec impatience.

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