« L’élégance d’un silence vaut mieux que l’impuissance de tous les mots. »
(John Joos)

Des nuages de fumée s’élevaient encore dans le ciel parisien au-dessus de la cathédrale Notre-Dame que déjà il avait écrit son petit « poème » consensuel à la gloire de cet édifice plusieurs fois centenaire.
Puis vint le confinement qui lui inspira une chanson, écrite le 17 mars, « dès la première nuit de la quarantaine », précisait-il sur sa page Facebook.
Après l’ignoble assassinat de Conflans-Sainte-Honorine, là encore son hommage au professeur Samuel Paty circulait sur les réseaux sociaux dès le lendemain. Dans ce dernier texte, que l’hebdomadaire Paris Match et le site Yahoo ! trouvent « magnifique », il dit avoir attendu toute la matinée qui a suivi cette horreur avant de le diffuser, étant « sous le coup de l’émotion ». On imagine combien cette attente a dû lui sembler interminable, tout à la fois impatient de faire connaître au pays son nouveau chef-d’œuvre et sans doute inquiet à l’idée que Francis Lalanne puisse le devancer.
Jadis, la cour des rois avait ses poètes officiels. A le voir se précipiter ainsi, plus vite que son ombre, sur tout ce qui suscite de grandes émotions nationales, pour nous livrer ses petits devoirs de collégien appliqué façon Grand Corps Malade, la République a désormais le sien avec Gauvain Sers.

Floréal Melgar

4 commentaires »

  1. Vincent Crosetti dit :

    « Bouleversant » (LOL!!!)… mais qui sont donc les trois « précités » ?… Devrais-je les connaître ???

  2. Bruno Ruiz dit :

    Bien sûr que tu as raison. Et tu le sais déjà, je suis mille fois d’accord avec toi. Mais « l’élégance d’un silence » ne vaut-elle pas mieux justement que « l’impuissance de tous les mots » ? Je n’ai pas la réponse.

    • Floréal Melgar dit :

      « l’élégance d’un silence » qui vaut mieux que « l’impuissance de tous les mots » est une formule destinée aux situations graves, voire tragiques, celles où on n’est pas tenu de se sentir obligé de dire ou d’écrire quelque chose, surtout quand on en devient le spécialiste. Il est en revanche permis d’ironiser sur cette manie, pour briser le silence sur ce que beaucoup pensent sans le dire.

  3. André ROBERT dit :

    Pour le coup le disciple de Renaud commence là où a fini son maître : dans la bien-pensance. Heureusement, en meilleur état !

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