2016-01-18_181257Lorsque décision fut prise de créer ce site « Crapauds et Rossignols », il y a deux ans et demi, cela résultait d’abord d’une rencontre virtuelle, sur un réseau social, entre deux gars qui se connaissaient de chair et d’os depuis plus de trente ans et un troisième qui vint se glisser dans cette amitié, un rapprochement qu’expliquait une passion commune pour la chanson, commentée tour à tour avec sérieux et humour, sans que jamais nous dérapions entre nous dans l’invective, voire l’injure, comme c’est trop souvent le cas dans ce petit monde des commentateurs de ce que nous avons appelé la CFQ. Après que l’idée fut avancée par l’un de nous, en privé, de nous mêler publiquement de parler chanson par le biais d’un site internet, vinrent ensuite les rencontres réelles, au cours desquelles furent discutées entre nous trois ce que serait ce site à venir, ses rubriques, sa mise en page, son contenu ; aussi ce qui nous agaçait dans ce que nous pouvions lire sur certains sites spécialisés et qu’il nous fallait absolument éviter de reproduire. C’est ainsi qu’est né « Crapauds et Rossignols », d’un bout à l’autre conçu puis concrétisé par trois gars unis dans ce projet et sa réalisation. Jamais, depuis la création de « Crapauds et Rossignols », aucun article de l’un de nous ne fut publié sans que nous en parlions, apportant des corrections ou modifications, tempérant ou accentuant tel point de vue, toujours à trois.
Depuis le 9 janvier, jour de la disparition de notre ami René Troin, vous le savez, les trois gars ne sont plus que deux. La question, forcément, se pose à nous quant au devenir de ce site qui nous semblait au départ devoir faire route à trois bien plus longtemps que ces deux années et demie au terme desquelles une maladie foudroyante est venue nous arracher notre ami.
Disons-le franchement : pour l’instant, l’idée de poursuivre l’aventure à deux n’est pas vraiment à l’ordre du jour. Le souvenir de René est trop présent, et l’importance de notre ami dans la tenue de ce site nous amène à penser qu’il est bien difficile de continuer dans l’immédiat à le faire vivre sans lui.
Et puisque notre propos consistait à parler chanson, disons que nous nous sentons aujourd’hui comme une équipe au départ composée d’un parolier, d’un musicien et d’un interprète, qui aurait soudainement perdu l’un de ses trois membres. Difficile de faire une chanson…

Pierre et Floréal

6 commentaires »

  1. Un partageux dit :

    C’est bien difficile de laisser un commentaire sous les dernières parutions de « Crapauds et Rossignols ». Comme il est bien difficile de dire yaka yfokeutu à la personne qui vient de perdre quelqu’un. Et pourtant la vie continue. Alors on laissera le temps faire son office. Peut-être reprendrez-vous le clavier un jour ou peut-être pas. Reste cette masse de billets publiés dont faire le tour complet prend du temps.
    Pour le cas où ce billet serait le dernier, il me faut dire que « Crapaud et Rossignols », avec sa patte inimitable et sa philosophie bonhomme, aura eu le mérite de me redonner l’envie de causer chanson.

    • administrateur dit :

      Merci.

    • Nadot dit :

      Je lis souvent, je ne laisse jamais de commentaire parce que sur ce site tenu par des experts de la plume il faut à mon avis prendre le temps pour écrire des choses sensées et justes autant sur le plan du fond que de la forme. Souvent je pense « ah ba je suis bien d’accord ! ». Ecrire ça équivaudrait simplement à me montrer, sport favoris des « amis » sur un réseau dont je tairais le nom pour ne pas lui faire de la pub. Et puis le temps c’est ce qui me manque le plus au quotidien. Alors je laisse filer. Mais depuis quelques jours j’ai envie un peu plus encore de faire un petit signe. Et cette fois j’ai la « chance » d’être secouru par « partageux » que je lis si je ne m’abuse ailleurs avec les même contraintes (temps et participation). Je le remercie car une fois de plus « ah ba je suis bien d’accord ». Prenez votre temps… et revenez… ou pas… cela vous appartient.

  2. Pascalis dit :

    Pour ne pas écrire sur FB, j’étais néanmoins un lecteur (occasionnel) de ce site. Bien écrit et, surtout, pertinent.
    J’étais allé à la soirée de sortie du livre au Forum et j’avais acheté le livre…
    Ce genre de livre que l’on laisse à portée de main et que l’on feuillette à l’occasion (aux toilettes, dans le bain 😉 mais toujours avec plaisir, comme celui d’Anne Sylvestre… nous offrant ces petits moments de gourmandise non programmée (cf. Delerm « le père », La première gorgée de bière).
    Je vais m’atteler à en finir la lecture dignement.
    Ce que je veux dire à Floréal pour qui, il le sait, j’ai une infinie tendresse, c’est que si l’envie ou le besoin de faire le deuil de votre ami disparu se fait sentir, eh bien : faites-le.
    Il n’y a, dans ce cas, aucune obligation à continuer d’écrire si l’envie n’est pas présente.
    Le temps fait (malheureusement) bien son travail et, à un moment qui sera peut-être assez proche, vous aurez envie de continuer à deux ce que vous avez commencé à trois.
    Et nous serons là pour vous lire à nouveau avec gourmandise :-))
    Un jour, un jour viendra…
    Tu connais la chanson…
    Didier

  3. Norbert Gabriel dit :

    Salut
    Je rejoins totalement ce que dit Didier Pascalis, pas mieux.
    Amicalement
    Norbert Gabriel

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