MoiziardJe n’ai jamais compris les ceusses qui disent qu’ils sont fiers de leurs racines : ils n’ont pas planté l’arbre. On les a vus et entendus, y a pas longtemps, qui s’accrochaient à leurs départements. Ce quadrillage du territoire est pourtant artificiel jusqu’à l’absurde. La preuve : le Var coule exclusivement dans les Alpes-de-Haute-Provence et les Alpes-Maritimes. Et à quoi bon 2 054 cantons quand les perroquets médiatiques (ou journalistes économiques, j’ai un doute sur l’intitulé exact de leur profession) nous serinent à longueur de chroniques que tout se décide à Canton ? Cela dit, ce découpage administratif a au moins donné une bonne chanson : Le Loir-et-Cher de Michel Delpech. Noooooooon ! je rigole… Ne partez pas, vous rateriez Mes départements de Jean Moiziard : « Quand je quitte mon département / Pour m’en aller en terre étrangère / J’emmène avec moi ses monuments / Pour n’ pas l’oublier à la légère […]. » Paroles et musique musardent comme une baguenaude à vélo – ça m’est venu tout seul, peut-être à cause de la guitare qui fait la pompe. La voix voilée roule pépère quatre couplets, sans un refrain, jusqu’à la chute – mais non, pas de vélo… même s’il est question de tour.

René Troin

Ecoutez Jean Moiziard.

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