Le selfieComme promis, voici une première carte postale estivale.
Toujours attentifs aux manifestations de la modernité et soucieux de ne pas sombrer dans le nostalgisme, contrairement à ce que pourraient laisser supposer la rubrique Teppaz et SLC ainsi que de nombreux articles que d’aucuns considèrent comme « aveuglés par le passéisme », deux gars sur les trois, qui goûtent à des congés bien mérités au bord de la grande bleue, vous envoient la preuve de leur bonne volonté: un selfie !
Cette manifestation du narcissisme exacerbé qui sévit de nos jours met évidemment à mal leur modestie et leur discrétion. Surtout qu’ils furent élevés dans les années cinquante et dans l’idée qu’il faut vivre effacé quand on est un plouc, même si on aime les zeugma. Il leur en a donc coûté, mais ils ont osé ! Car l’enjeu est de taille pour les crapauds et les rossignols : se frotter au monde des nouvelles générations et de leurs marottes. Et quand il faut y aller, faut y aller !
Bien sûr, le résultat n’est pas forcément à la hauteur de leurs espérances, ils en sont encore à la phase d’apprentissage, mais Toulon, tout comme Lyon, ne s’est pas faite en un jour. Nul doute qu’à la fin des vacances, ils réussiront de parfaits selfies, casque sur les oreilles, le pied battant le sable de la plage au rythme de Stromae. Enfin, peut-être… car si on en juge par ce premier essai, c’est pas gagné.

Deux des trois gars

4 commentaires »

  1. Danièle Sala dit :

    Bonnes vacances à deux des trois ! et… des progrès à faire pour les selfies !
    P. S. : attention aux coups de soleil !

  2. Un partageux dit :

    Fidèle à son orientation, « Crapauds et Rossignols » montre le cadre et pas seulement le sujet. La végétation, pour ce qu’on en voit, est ici caractéristique des contrées sèches comme les guitares de même farine. Dans une prochaine tentative, nul ne doute que les deux gars auront à cœur de s’effacer davantage pour mieux mettre en perspective le biotope de la chanson locale.

  3. Norbert Gabriel dit :

    Salut

    Bon pour le selfie, c’est fait, on voit le niveau, no comment, mais vous n’arrangez pas votre cas en matière de chanson contemporaine, Stromaé, c’est quasi has been pour frimer sur les dance-floors, to day, c’est Maître Gims la référence absolue qui surfe sur les hits du top… faut suivre…

    • Un partageux dit :

      Norbert,

      Cette chronique date de l’année passée. Où Stromae pouvait encore être regardé comme LA référence au vu de ses ventes croquignolettes. En 2016, c’est Maître Gims. Qui sera détrôné en 2017 par un autre. Lequel aura été détrôné par un suivant quand Pierre nous ressortira cette chronique pour son troisième anniversaire… ;o)

      D’aucuns, qui ne font qu’une saison, auraient été heureux pour leur clôture de bilan que leur commerce tienne une année complète. ;o)

      « Prends l’oseille et tire-toi ! » est l’unique morale qui se dégage du grand tourniquet du show-biz. Et il est un peu vain de sourire du spectateur distrait qui a raté l’épisode du mois dernier. ;o)

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