Matthias BouffaySi Floréal, Pierre et moi avions vingt ans, nous ne ferions qu’un seul gars. Il s’appellerait Matthias Bouffay. Ça vous est déjà arrivé d’avaler une vidéo de trente minutes, autour de six heures du mat’, avant même votre premier café ? Moi, si, une fois, la semaine dernière, quand j’ai trouvé dans ma boîte le lien vers l’épisode pilote des Chroniques musicales. Son thème : « Les Chanteurs français qui chantent en anglais. » C’est un peu comme, dans la pub : je l’avais rêvé… et le jeune Matthias l’a fait. Au début, il annonce « des petites vidéos qui vont vous parler de chanson française ». Et ajoute aussi sec, après un blanc : « Mais non, restez, restez ! Ça va être bien. » Taquin, le gamin, mais travailleur. Ses textes sont écrits pour être dits – et il les dit fort bien. Il sait aussi jouer de l’insert incisif – la mention « Meilleur clip du monde » s’incruste dans un extrait du Born To Be Alive de Patrick Hernandez (faut le voir pour en sourire)… À propos d’extraits de clips, d’émissions et autres concerts, j’en étais à 71 quand j’ai perdu le compte. On devine les heures de recherche de documents et de montage. Sinon, le garçon a ses sympathies (Yodelice), ses têtes de turcs (Mark Daumail du groupe Cocoon). Perso, je le trouve un peu léger sur Little Bob (j’ai mes marottes), mais je lui pardonne, car grâce à lui, je me suis retrouvé, par surprise, d’accord avec Laurent Ruquier quand il dit : « On peut aimer certaines chansons pour les paroles, et d’autres pour leur mélodie. » Franchement, c’est pas tous les jours… Bon j’arrête, vous avez des choses à voir.

René Troin

L’épisode pilote – « Les chanteurs français qui chantent en anglais ».

Et déjà… une nouvelle demi-heure : « Les Enfoirés ». Où Matthias Bouffay évacue une polémique sans intérêt pour revenir sur l’histoire de ces concerts de charité.

Soumettre un commentaire »