CollegiennesSur mon Teppaz, j’ai écouté On est Get par les Collégiennes de la Chanson. Nous sommes en 1966, le quatuor est composé de Marie-Annick Rétif, de sa sœur Marie-Andrée (dite Madée), d’Anette Rollo et de Françoise Bossé (qui, l’année précédente, a succédé à Dominique Ripault)*. Marie-Annick, future Mannick, signe seule trois des quatre titres de ce disque et partage le dernier avec Annette.
La guitare joue des accords pleins, francs comme au feu de camp. Rien ici qui détonne ni étonne : sur leurs deux premiers 45-tours, Les Collégiennes interprétaient Raymond Fau, auteur de chants d’Eglise qui comptent (Huit messes simples, Douze petits Noëls) et responsable national des Scouts de France. Pour rester dans l’esprit de ce qui précède, soulignons que l’ensemble est placé sous la houlette** d’un musicien et arrangeur qui a fait ses preuves : François Rabbath. Une écoute attentive des paroles révèle une revendication féministe  – anodine aujourd’hui, mais pas à l’époque (deux ans avant 68) : « Faut pas s’prendre pour des starlettes / […] on n’a pas de mini-problèmes / On n’veut pas de mini “Je t’aime” / Enrubanés de mini-mots / La fleur des mini-cerveaux. »
Reste une question : qu’était-ce qu’« être Get » ? Il y a bien une liqueur à ce nom, mais on voit mal des jeunes femmes qui regardent le ciel droit dans le bleu se plier à ce genre de publicité clandestine. Même si leur maison de disques, cédant à la tentation d’alors, a fait dans le « produit associé » : le verso de la pochette mentionne que « les Collégiennes sont chaussées par Starlett ». Dire que si elles existaient toujours, les Collégiennes pourraient, suivant la mode du jour, faire coplateau avec les Socquettes Blanches***…

René Troin

* Source : Wikipédia.
** « Ta houlette et ton bâton me rassurent » (Psaumes 23,4). Avouez que ce genre de références vous surprend encore.
*** Groupe de reprises des Chaussettes Noires, bien sûr, emmené par le chanteur Daniel Delannoy.

Les Collégiennes de la Chanson, On est Get (paroles et musique : Marie-Annick Retif), 1966.

2 commentaires »

  1. RENY dit :

    Bonjour
    La réponse à votre question est simple : En 1966 une entreprise dirigée par M. Gaston JAUNET dans le Choletais (Cholet et Treize-vents et plusieurs ateliers dans le nord des Deux-Sèvres) porte le nom de GET pour Groupement d’Equipes Textiles. Mais le logo associait les noms de GET et de Gaston JAUNET. L’INA dispose d’une vidéo avec Monsieur Gaston JAUNET (le frère de Jacques qui de son côté avait développé New Man) arrivant au restaurant de La Chaumière à SAINT LAURENT SUR SEVRE (85) avec les collégiennes de la Chanson. Les lieux n’ont pas changé. Tout le reste, si !
    C’était donc bien aussi une chanson pour la publicité de cette entreprise.
    Cordialement

Soumettre un commentaire »