HacheDans Mirèio (Mireille), qu’il publie en 1859, Frédéric Mistral écrit : « Chasque an, lou roussignòu cargo de plumo novo, mai gardo sa cansoun » (« Chaque année, le rossignol se pare de nouvelles plumes, mais garde sa chanson »). Quelques années plus tard, en 1906, dans Moun espelido – Memòri e Raconte (Mes origines – Mémoires et récits), il note, à la fin d’une strophe de Sus la mort de Lamartino (Sur la mort de Lamartine) que « li grapaud amon la niue » (« les crapauds aiment la nuit »). On pourrait en déduire que les rossignols préfèrent donc le jour pour mieux exposer leur plumage. A la condition d’ignorer ce proverbe d’Elsa Triolet : « Nous sommes mieux avec un rossignol que sans rossignol. » Ce que vous confirmera n’importe quel cambrioleur à l’ancienne, lequel, en règle générale, œuvre après le coucher du soleil et des bourgeois au sommeil lourd. Je pourrais, si je le voulais, citer le père Hugo qui fit entrer le crapaud dans La Légende des siècles… Mais à quoi bon ? La seule raison de ce billet, c’est son titre. Jusqu’à ce matin, il n’y en avait aucun, dans notre index, sous la lettre H… Hasch ! J’aurais pu être dans le sujet si, au lieu de tourner autour du pot, j’avais pensé à Hachisch, la chanson écrite, composée et interprétée, en 1966, par Long Chris (chant) et Steve Waring (guitare). Mais trop tard, je n’ai plus de place. Ou alors, il faudrait que je coupe dans mon texte. A la hache.

René Troin

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