Batisseurs interpretes
Réunir un auteur, un compositeur et un interprète pour faire une chanson. Remettre au goût du jour cette pratique de naguère, et en faire un concours. L’idée nous plaît. Nous en avons déjà parlé le 22 octobre dernier (1). Trois mois et quelques jours plus tard, où en sont les « Bâtisseurs de chansons » ?
A voir la page du site du concours, où les photos des candidats s’ajoutent et montent comme les briques d’un mur, il se trouve un bon nombre d’artisans de Poitou-Charentes et des Pays de la Loire (2) prêts à faire équipe pour bâtir des chansons « béton ». A l’heure où ces lignes sont écrites : 19 auteurs, 19 compositeurs et 24 interprètes. Une dernière catégorie en légère surreprésentation, donc. Mais, comme le dit Frédo Bégnon : « Je m’en doutais un peu. » La surprise est ailleurs pour ce membre de l’équipe organisatrice : « Nous avons peu de femmes, et ça je ne m’y attendais guère. » D’ici au 1er mars (date limite des inscriptions), d’autres bâtisseuses – et bâtisseurs aussi – peuvent venir grossir les rangs pour gagner en parité chez les candidats et en équilibre dans les catégories. Sinon, ce sera peut-être l’occasion de renouer avec un autre usage d’antan : le partage d’une même chanson entre plusieurs interprètes.
Les candidats sont là. France Bleu Poitou et le Courrier de l’Ouest soutiennent l’opération. Quelques prestataires (marchand d’instruments de musique, loueur de sonorisation…) aussi. Comme souvent, ce sont les fonds qui manquent le plus : « Nous n’avons pas le moindre sou. Toutes nos tentatives n’ont rien donné à ce jour. Pour la compilation que nous aimerions réaliser, ça risque d’être compliqué. » Un air connu – hélas ! – dans la chanson. Mais pas de quoi décourager Frédo Bégnon : « Nous allons essayer d’autres moyens. » En consultant le devis, on voit qu’il suffirait de 3 300 euros pour produire un CD. Soit deux briques. Et des poussières.

René Troin

(1) Lire Une chanson, trois maçons (rubrique « Billets »).
(2) Le concours est limité à ces deux régions.

L’équipe, le règlement, les candidats…

4 commentaires »

  1. Bonjour
    Dur quand on vit d’art, on n’a pas d’or.
    Merci aux gentils crapauds et rossignols de nous soutenir.
    Un bâtisseur de moulins.

  2. Jean-marie Aprilante dit :

    Pourquoi limiter à deux régions cette prestation, ce concours ? Envisagez-vous de l’étendre à d’autres horizons ?
    La musique, la poésie n’ont pas de frontières, non ?
    … De toute façon l’idée est merveilleuse.
    Courage !
    Jean-Marie

    • Bonjour Jean-Marie
      Nous avons voulu limiter pour plusieurs raisons.
      La première, on veut commencer doucement.
      La deuxième, on ne veut pas aller vite. :)
      On espère aller jusqu’à la francophonie si on a une bonne équipe qui nous suit et qui nous aide car c’est un boulot immense.
      Merci pour vos encouragements.
      Frédo

  3. JOLY dit :

    Si l’on pouvait changer l’art en or les artistes seraient sans doute plus riches, mais seraient-ils plus heureux ?
    La richesse du cœur et des sentiments vaut bien toutes les merveilles du monde…
    Continuons à créer, la richesse viendra plus tard et se changera peut-être en OR !… Qui sait ?

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