Michel BernardSur mon Teppaz, j’ai écouté L’Amour par
Michel Bernard. D’abord parce que c’est le masculin de Michèle Bernard (je sais, un rien m’amuse). Ensuite parce qu’il ne faut pas le confondre avec Michel Bernard, le coureur de fond et de demi-fond, finaliste aux jeux Olympiques de Rome et de Tokyo (je sais, j’ai des souvenirs de vieux, mais que voulez-vous, c’est de mon âge). Ni avec le coureur cycliste Jean-François Bernard ou le champion de natation Alain Bernard (facile, ces deux-là ne s’appellent pas Michel ; je suis vieux mais pas gâteux). Donc, en 1966, en ouverture de son premier 45-tours, Michel Bernard donne sa définition de l’amour : « L’amour, c’est autre chose / Qu’une main qui se pose / Sur un corps qui repose / Au creux de votre lit […] » Avant d’oser rêver un peu : « L’amour / Ça existe en chansons / Mais sacré nom de nom / J’voudrais pouvoir y croire / Que bientôt dans le cœur / J’aurai ce grand bonheur / Qu’on lit dans les histoires. » L’espérance n’est pas folle, on en conviendra. Et la chanson aurait pu prendre l’oreille des auditeurs. Sur une instrumentation fournie et des chœurs à l’ouvrage, la voix puissante, un peu voilée, est assurée. Que manquait-il à Michel Bernard ? Un brin d’originalité peut-être… On ne peut s’empêcher, en l’écoutant, de penser au chanteur de Ma Vie, de Cathy, d’Elle était si jolie… Bref, ce coin-là des variétés était déjà occupé. Michel est arrivé trop tard. Alain avait posé des barrières.

René Troin

 Michel Bernard, L’Amour (paroles et musique : Michel Bernard), 1966.

Michel Bernard a continué d’enregistrer, de manière sporadique, jusque dans les années 90. Il a aussi écrit pour de nombreux interprètes, seul ou en collaboration avec des compositeurs, parmi lesquels Alain Bashung. Pour en savoir davantage sur son parcours méconnu, on cliquera ci-dessous :

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