Michel Bühler et Sarcloret dans "Les trois cloches" le 18 octobre 2013 au Forum Léo-Ferré Photo : Chantal Bou-Hanna

Michel Bühler et Sarcloret
dans « Les Trois Cloches »
le 18 octobre 2013 au Forum Léo-Ferré
Photo : Chantal Bou-Hanna

Pour son anniversaire, au début de l’été, Sarcloret a souhaité qu’on lui offre un chariot-élévateur. Non pour exaucer un vieux rêve d’enfant mais parce qu’il s’est lancé, avec une poignée d’amis à lui, dans un chantier monumental, à Montreuil, en banlieue parisienne : transformer une ancienne mosquée et les locaux désertés d’une entreprise attenante en un vaste espace, baptisé Pension Thénardier.
A terme, deux salles de spectacle (60 et
120 places, grosso modo) devraient
y proposer toutes sortes d’activités culturelles, parmi lesquelles, bien sûr, la chanson.
Les membres du collectif à l’origine de ce projet avaient convié, le samedi 19 octobre au soir, tous ceux qui étaient prêts à adhérer à l’Association collective de distribution culturelle (ACDC, qui peut se lire aussi, comme l’indique la carte d’adhérent, Au Cul Du Camion) à assister au spectacle consacré aux chansons du Vaudois Jean Villard-Gilles, « Les Trois Cloches », offert par Michel Bühler et Sarcloret, accompagnés au piano par Gaspard Glaus.
Le fameux chariot-élévateur, obtenu grâce à une souscription, trônait, majestueux, dans le hall d’accueil de la Pension où nous attendions l’ouverture des portes. Passé le rideau noir de l’entrée, juste en face : le bar. Là, un excellent vin blanc, vaudois lui aussi, fut servi en guise d’apéritif aux personnes présentes. En attendant les premières notes de la première chanson, les visiteurs pouvaient aller et venir à leur guise dans cet immense espace et se rendre compte de l’étendue des travaux restant à effectuer.
Sur un plateau de fortune, sans sono, dans ce qui sera la future petite salle, Bühler et Sarclo se sont ensuite lancés dans ce même spectacle réjouissant joué la veille au Forum Léo-Ferré devant un public aussi nombreux. L’occasion de (re)découvrir les chansons pleines d’humour et de tendresse de Jean Villard-Gilles, que les deux compères agrémentent d’heureuses facéties de mise en scène. Si nos deux chanteurs et leur pianiste nous tirent le plus souvent vers le rire, une douce émotion vient s’immiscer parfois dans ce répertoire savoureux, lorsque Michel Bühler interprète Le P’tit Café-Tabac, et Sarcloret  Dame Pauvreté et Le Bonheur.
A l’issue du spectacle, une soupe était offerte aux participants à la soirée. C’était chaleureux en diable.

Floréal Melgar

PS : Aucune date ne peut être avancée en ce qui concerne l’ouverture « officielle » de la Pension Thénardier. Les renseignements indispensables (adresse, transport, programme…) viendront en leur temps.


1 commentaire »

  1. Chris Land dit :

    Trois cloches suisses dans la Maison Thénardier et pas une Cosette… Y’a quequ’ chose qui cloche, non ?

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