Robert Nyel

Sur mon Teppaz, j’ai écouté Robert Nyel. Robert qui ? Nyel. Avec un Y. Je précise car son nom a souvent souffert de maltraitance orthographique. C’est le sort des inconnus, même célèbres. Car l’auteur Robert Nyel avait une compositrice fétiche : Gaby Verlor. Et ensemble, ils ont fait des merveilles, dont Déshabillez-moi pour Juliette Greco, et C’était bien, une chanson plus connue sous son sous-titre : Le p’tit bal perdu. Un classique des classiques, qui séduit toutes les générations.
Robert Nyel a aussi été son propre interprète. Entre 1962 et 1970, il a gravé chez Philips, puis chez Barclay, neuf 45-tours. Juste ce qu’il faut, après les avoir comptés sur les doigts de vos mains, pour dresser le pouce qui vous reste et dire « Chapeau, l’artiste ! »
Le succès personnel, Robert Nyel ne l’aura guère rencontré qu’avec Magali. Et encore, au-dessous de la ligne de culture de l’olivier. Dommage… Aujourd’hui, qu’avec le réchauffement climatique, cet arbre-là fleurit à Paris, il connaîtrait peut-être la gloire nationale.

René Troin

Magali (paroles de R. Nyel, musique de G. Verlor), 1962.

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